Anissia, rebelle du genre.

Je m’appelle Anissia Docaigne-Makhroff, j’ai 29 ans, je suis juriste de formation et de profession et je suis également féministe radicale et activiste notamment à l’Amazone Paris depuis un an ½.

Je suis française, j’habite la région parisienne et je suis à moitié d’origine russe.

Je me considère féministe depuis très longtemps, depuis l’enfance en réalité. J’ai très tôt commencé à me poser des questions sur les inégalités entre les filles et les garçons quand j’étais enfant. Après, je me suis posée des questions en arrivant à l’âge adulte  sur les inégalités entre les femmes et les hommes et sur les questions des violences sexuelles.

Anissia, rebelle du genre.

Je me suis considérée féministe assez tôt et une de mes grandes convictions féministes était l’abolition de la prostitution que j’ai toujours considérée comme une très grande violence faite aux filles ou aux femmes. Quand j’étais gamine, je ne comprenais pas pourquoi on insultait les femmes et les filles de “putes” et les garçons de “fils de pute” alors que pour moi, la honte est sur les clients. Je ne comprenais pas pourquoi on ne pouvait pas considérer que ces hommes qui sont réduits à aller solliciter des faveurs sexuelles de femmes précaires n’étaient pas insultés? Pourquoi ça, ce n’était pas une insulte commune qu’on employait dans la société?


Je n’ai jamais compris pourquoi la honte pesait sur les femmes. Et quand au début de ma vingtaine (j’ai 29 ans) j’ai commencé à me poser des questions sur le féminisme – je me considérais comme féministe mais  je n’avais pas du tout conscience qu’il y avait énormément de théories féministes qui existaient depuis longtemps au-delà des combats qui avaient été menés et gagnés par les femmes, dont le droit de vote puis ensuite, le MLF avec le droit au divorce, etc.  Je n’avais pas conscience de tout un tas d’écrits et le jour où je suis tombée dessus sur Internet pour la première fois, c’était un extrait de « Femmes de droite » d’Andréa Dworkin. Je suis tombée sur ces choses-là et j’ai voulu m’intéresser de plus près au féminisme. J’ai découvert qu’il y avait plusieurs féminismes et j’ai alors été… très stupéfaite ! Je n’avais pas du tout conscience de ça. J’ai appris qu’il y avait un féminisme radical, un féminisme plutôt libéral et un féminisme matérialiste, etc. Quand j’ai vu qu’il existait un féminisme libéral qui prônait la prostitution comme une liberté…  J’ai été totalement stupéfaite au point que je n’y croyais pas.  C’est-à-dire que je me disais : c’est impossible! Il y a un truc qui cloche! Il manque forcément quelque chose, soit ces femmes ne sont pas du tout féministes ou alors elles ne sont pas vraiment pour la liberté de la prostitution. C’est juste pour dire ce que nous disent les radicales, le problème ce n’est pas les femmes. Le problème c’est les hommes et elles ne veulent surtout pas faire peser le tort aux femmes.

Là, j’ai compris quand même assez rapidement que non, ce mouvement prétendument féministe (et  plutôt libéral que féministe), ne défendait pas du tout les femmes contre les violences sexuelles et la précarité.

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Je me suis méfiée donc assez rapidement du féminisme libéral qui par ailleurs défendait à l’époque ce qu’on appelait  le “féminisme queer”, ce n’était pas tout à fait le féminisme libéral comme maintenant. Tout n’était pas aussi mélangé et je me suis méfiée de tout ce que prônait le féminisme libéral , y compris cette idée qu’être une femmes puisse être un sentiment.

Je me souviens donc à ce moment où je suis entrée sur tout un tas de groupes, c’était sur Facebook que ça se passait, et j’ai découvert tout un tas de choses.

Il y avait un groupe qui s’appelait, je ne sais pas si c’était « les copines » ou quelque chose du genre (c’était un groupe évidemment libéral)… Et j’avais voulu apporter ma première contribution. J’ai parlé d’allaitement, de contrainte à l’allaitement, de pression sur l’allaitement et j’ai évidemment parlé de mères et de femmes. On m’a très « gentiment » recadrée en m’expliquant que ce que je disais était plutôt juste mais que j’avais oublié de mentionner les pères et les hommes allaitant en me demandant de modifier la manière dont je m’étais exprimée et j’ai été absolument ébahie qu’on me demande de faire ça. Je ne pouvais pas admettre que l’allaitement puisse être un sujet d’hommes ou de femmes qui pensent être des hommes. Donc, j’ai juste refusé et j’ai quitté assez rapidement ce groupe.

Par la suite pareil, on m’a reproché de citer le travail d’«Osez Le Féminisme!» sur des questions relatives à la prostitution, et j’avais lu une personne dire qu’Osez Le Féminisme était criminelle, ou tueuse, ou je ne sais pas quoi… Parce qu’Osez Le Féminisme est contre la prostitution, pour son abolition et pour la pénalisation des clients de la prostitution. Ca devait être au moment où la loi pour l’abolition de la prostitution en France est passée.

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Finalement, la raison pour laquelle je suis restée plus radicale que libérale? C’est vraiment sur le sujet de la prostitution où je n’ai jamais douté.

Mais sur la question de ce que c’était qu’être une femme et des personnes trans, et les personnes transgenre… Ce n’est pas tant l’identité de genre, j’ai toujours su qu’être une femme ou être un homme dépendait du sexe. Je n’ai pas vraiment douté là-dessus. Simplement, j’étais parfaitement favorable à l’idée d’écouter d’autres personnes et d’autres femmes exprimer d’autres choses sur la question. Je n’étais pas réfractaire d’en discuter avec des hommes transidentifiés qui se disent « femmes trans » et d’ailleurs, j’ai discuté avec des hommes transidentifiés parce que je voulais comprendre et à ce moment-là, je ne les voyais pas du tout comme une menace. Je me disais “quand même, ils ont du culot” et je comprenais bien qu’ils essayaient de dire qu’ils étaient tout comme nous alors qu’ils ne peuvent pas être « tout comme nous » mais je ne voyais aucune difficulté à ce que ces personnes intègrent nos groupes de discussions et nos combats sur des sujets communs.

Notamment, dans les années 2016/2017, on commençait beaucoup à parler de harcèlement de rue, et évidemment que les personnes transidentifiées subissent le harcèlement de rue. Donc sur ces sujets là, je n’avais aucune difficulté à discuter avec des hommes transidentifiés qu’à l’époque, j’appelais femmes trans.

Puis, par la suite, je me suis quand même rendue compte qu’il y avait un loup.

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Je n’avais jamais quitté le milieu féministe radical virtuellement et j’ai commencé à voir que dans le monde anglo-saxon, il se passait des choses pas nettes. Notamment des hommes en prison pour femmes et la question du sport qui sont des questions qui sont venues au fur et à mesure. Puis surtout, j’ai commencé à voir tout un tas de fétichistes. J’ai compris que ces hommes qui se disaient femmes n’avaient aucune idée de ce que c’est qu’être une femme. Eux, ils ne voulaient pas juste rejoindre les femmes ou les féministes, ils voulaient IMPOSER leur vision de la femme, qui était  extrêmement stéréotypée et sexiste et misogyne à NOUS, les féministes et les femmes.

Et ils ont commencé à nous silencier en nous expliquant comment nous devions parler.

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C’est ce que je racontais, au moment où on m’a expliqué que je ne pouvais pas parler de femmes et de mères allaitantes, mais qu’il fallait aussi que j’inclue les hommes et les éventuels pères. Je me suis rendue compte que c’était comme ça partout.


Puis, sur les groupes radicaux, des lesbiennes nous alertaient. Elles nous disaient « je ne peux plus aller, moi, lesbienne, en province, je n’ai plus aucun espace lesbien dans lequel je peux me rendre. J’ai été exclue de ces espaces parce que j’ai expliqué à un homme transidentifié que moi, je suis lesbienne et que je ne peux pas envisager d’avoir un rapport sexuel avec une personne à pénis, quand bien même elles se sent femme. »

Et elles ont été de plus en plus nombreuses, ces femmes lesbiennes en France, à nous alerter, à nous dire « attention ça vient chez nous ! » Je pense qu’on a fauté à ce moment-là parce qu’on les croyait, mais on ne se rendait pas compte de la menace. On se disait « c’est marginal » même si on voyait tout ce qui se passait dans le monde anglo-saxon. Et moi, je me disais « c’est IMPOSSIBLE que ça arrive chez nous », je ne pensais pas que ça puisse arriver chez nous…

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Et en fait, c’est arrivé chez nous.

Et nous avons vu des grandes associations (comme le Planning Familial) commencé à changer leur vocabulaire pour l’adapter afin de le rendre plus “inclusif”… Ce terme d’inclusivité qui, finalement, est le bon prétexte pour effacer les femmes.

Car au nom de l’inclusivité on n’entend plus jamais le mot “femme” ou le mot “fille” qui sont devenus des gros mots ou alors, il faut les compléter par “et-toutes-les-autres-minorités-de-genre”.

Un événement particulier pour moi : j’étais entrée dans l’activisme féministe en 2016 et à l’époque (donc ça fait 5 ans maintenant) on était mélangées féministes radicales et  féministes libérales, on  arrivait à travailler ensemble, on s’organisait.

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La première action que j’ai menée avec des femmes en collective, c’était contre les féminicides en 2016 et on arrivait à se mettre d’accord ensemble. On se disait : il y a des sujets sur lesquels on peut travailler ensemble. Et je suis restée dans cette collective qui s’appelait insomnia, on faisait différentes actions. Nos premières actions étaient les féminicides. Il y en avait eu précédemment, avant que j’arrive je veux dire. Puis, nous avons travaillé sur le tabou des règles, on a parlé d’IVG, on a fait une action contre les violences obstétricales et gynécologiques,… Donc en fait, c’étaient des sujets qui concernent vraiment les femmes et le corps des femmes.

Et au fur et à mesure (ce n’était même pas en vrai, c’était virtuellement), sur les groupes de discussions, des questions ont commencé à se poser. Des questions du genre : et si jamais il y a des femmes trans qui veulent nous rejoindre, qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on fait? Et on était beaucoup à dire : “écoutez, pour l’instant, il n’y a pas de femme trans qui veut nous rejoindre. Donc pourquoi est-ce qu’on se pose une question dont on sait qu’elle est clivante et de toute façon, on parle toujours du corps des femmes, du corps femelle (donc), on ne va pas commencer à se disperser sur d’autres choses.

Finalement, nous étions une quinzaine ou une vingtaine et nous avons été deux à nous exprimer clairement contre l’inclusion des femmes trans dans notre collectif, une personne s’est abstenue et tout le reste a voté pour alors même qu’il n’y avait aucun femme trans qui voulait nous rejoindre…

Alors je me suis dit, c’est plus possible on ne peut plus rien faire et j’ai pris mes distances avec ce collectif.

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Après, sans même prendre mes distances, on a pris des distances avec moi parce que j’ai exprimé ces positions. 

Mais c’était sans regrets, parce qu’à partir de ce moment-là, ce collectif n’a plus jamais rien fait de fort et d’intéressant, plus rien pour les femmes… C’était des stickers dans le métro sur des trucs vraiment anecdotiques.

Donc, après que ce collectif Insomnia est parti un peu dans tous les sens, je n’avais plus de collectif dans lequel militer, et j’ai rejoint Femen pour plusieurs actions contre les féminicides. C’était très bien, c’était très forte! Et j’ai vu cette annonce de Marguerite Stern sur les réseaux sociaux, je la suivais depuis longtemps, je l’avais suivie chez Femen puis je l’avais suivie dans ses premiers collages à Marseille, des collages féministes. Puis, ensuite, des collages qui dénonçaient les féminicides et elle est arrivée à Paris. Je l’avais d’ailleurs rencontrée avec Femen à un rassemblement avec les familles de victimes de féminicides, et quelques semaines après elle disait  sur les réseaux sociaux “Je voudrais réunir des femmes pour coller massivement dans Paris pour dénoncer les féminicides”. Je l’ai rejointe sur Facebook et je lui ai dit “je veux y être”, mais finalement, je n’avais pas pu me rendre disponible à la première soirée.

Ça a commencé comme ça plusieurs jours et je me disais car, j’avais beaucoup de travail à ce moment-là : “je vais le faire, mais plus tard… plus tard.”

Un soir, je croise une ancienne activiste d’Insomnia qui était radicale comme moi. On reparle, on se dit “c’est quand même dommage ce truc d’insomnia où il ne se passe plus rien parce que la grande question c’est les femmes trans. On n’a rien à dire, on n’a même pas de femme trans avec nous!”. Elle m’informe “est-ce que tu as vu ce qui se passe dans les groupes de collages, ça y est! Ce qui s’est passé à Insomnia atteint les groupes de collages.”Et, je me dis “Purée, c’est pas possible”…

Je me dis je ne veux pas rejoindre les collages, que je ne veux pas à nouveau subir ce truc où on nous divise et où on nous oblige à prendre position sur un truc hyper important pour, finalement, nous imposer la présence d’hommes qui n’ont rien à foutre là-dedans! Parce qu’en fait, on dénonce des féminicides, ça ne les concerne pas les féminicides par compagnon ou ex.

Ca ne les concerne pas!

Quelques semaines plus tard, Marguerite Stern sur les réseaux sociaux fait un énorme “thread” . Elle s’exprime sur sa crainte de la colonisation des transactivistes dans les milieux féministes et, notamment, dans le mouvement qu’elle a créé et qu’elle a lancé! Qui est  le mouvement des collages contre les féminicides et surtout, elle exprime combien ça s’est retourné contre elle.

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Elle disait “J’ai lancé un mouvement fédérateur dans lequel je ne voulais pas qu’il y ait de questions clivantes qui soient abordées justement, pour qu’on se concentre sur les violences commises par les hommes sur les femmes et, notamment, les féminicides. Finalement, il y a une bande de transactivistes qui se sont emparés de ce mode d’action pour parler des questions qui les  concernent eux et pour même insulter les femmes.”

Il y avait deux collages. Un collage disait “des sisters pas des cis-terfs” et un autre disait “les terfs au bûcher”. Les “terfs” évidemment, c’était nous. C’était les féministes radicales qui pensent que les hommes ne sont pas des femmes, et qu’être une femme c’est bien plus qu’un sentiment! Qu’être une femme n’est pas du tout subjective. Qu’être une femme, c’est quelque chose de réel, de très concret et de très palpable! Ce n’est pas quelque chose qui se passe dans la tête, c’est quelque chose qui se vit dans le corps! Toutes les questions féministes sont en rapport avec le corps des femmes! Toutes les expériences que nous vivons et qu’on dénonce,  ou parfois qu’on célèbre d’ailleurs également, sont toujours des expériences qui sont liées au corps des femmes!

Donc Marguerite fait donc ce coming out “terf” sur instagram, Facebook et Twitter et je lui écris. Je lui dis “écoute Marguerite, tu n’es pas seule, je suis avec toi, et je te soutiens”. Et elle me dit “Eh bien si tu me soutiens vraiment, exprime toi, toi aussi.” Et ça a été une grande révélation pour moi! Je me suis dit “Ouai! Je vais le dire.” cela faisait plusieurs mois que j’avais peur de mettre des likes sous des commentaires sur les réseaux sociaux, que je n’en parlais pas autour de moi de toutes ces histoires ou très peu (j’en avais parlé un peu à ma sœur jumelle).

Ce jour-là, j’ai dit “Non! Je vais en parler.”

Et ça a été un des premiers tournants de ma vie de féministe.

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Quelques mois plus tard, Marguerite Stern a lancé l’Amazone à Paris. Elle a ouvert un grand squat qui devait être un grand lieu de rassemblement de femmes et de féministes dans lequel on pouvait préparer des collages pour ensuite inonder Paris de collages. C’était un lieu ouvert aux femmes uniquement, mais pas forcément aux féministes radicales uniquement (dans un premier temps). Je suis allée rencontrer Marguerite et d’autres femmes, d’autres féministes. Des femmes que j’avais déjà vues précédemment soit chez Femen, soit chez Insomnia et j’ai fait mes premiers collages. Et ça a été une grande expérience d’aller coller dans la rue entre femmes!

Et puis au bout de quelques jours ou quelques semaines, à l’Amazone, on a décidé collectivemente qu’on allait assumer qu’on était radicales. Qu’on allait assumer qu’on n’acceptait pas, comme définition de femme, autre chose que : une femme est une être humaine adulte de sexe femelle. Que c’était la seule définition valable. Et que les autres définitions, si d’autres personnes voulaient en avoir pour elles, pourquoi pas, mais que ça ne serait pas les nôtres et qu’on n’accepterait pas d’autres personnes chez nous que des femmes. C’est-à-dire des êtres humaines adultes femelles.

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Marguerite, ça faisait déjà un moment qu’elle subissait beaucoup de harcèlement et ça s’est amplifié. Et puis, du coup, à l’Amazone, forcément, nous aussi on en a subi les frais! Et ça ne s’est pas arrêté depuis! Ça fait un an et demi…

Et donc, sur les réseaux sociaux, j’ai décidé d’en parler et puis il y a a peu près un an, j’ai voulu vraiment m’exprimer pour me moquer de tout ça en fait… Pour avoir un espace où entre radfem, on pourrait en rire! J’ai donc fait un compte de mèmes qui s’appelle @comptesse_mèmesintégristes dans lequel j’ai commencé à faire des blagues et ensuite, à m’exprimer. Et donc, nous savions que nous étions nombreuses, nous les radfems. Les féministes radicales qui sont traitées de “terfs” et qui sont silenciées et censurées de partout,  – et quand je dis partout, c’est PARTOUT (!) – …

C’est le Planning Familial, le PLANNING FAMILIAL (!), qui censure une femme comme moi, qui bloque une femme comme moi qui peut, peut-être, avoir besoin de contraception,  de conseils contraceptifs ou  peut-être d’une IVG… ce genre de choses.

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Et en fait, je suis censurée et bloquée par le planning familial à cause de mes convictions politiques. J’ai subi les frais de plein de trucs… Plein d’organisations prétendument féministes nous silencient et nous empêchent de nous exprimer au nom de la sacro-sainte “inclusivité”… Et nous excluent d’un certain nombre d’accès à des mouvements féministes. C’est ce gros, GROS, paradoxe qui est le plus surprenant à chaque fois et qui me fait vriller!  À chaque fois, c’est ce paradoxe-là, ce truc “Au nom de l’inclusivité toi, tu dégages!”, “Au nom de l’inclusivité, tu fermes ta gueule”, “au nom de l’inclusivité, on va t’insulter, on va te menacer,  et on va te menacer… Attention, c’est les mêmes méthodes que les masculinistes : on va te menacer, on va dire que t’es une sale terf,  que t’es une féminazie, que t’es de la vermine,  que t’es pas vraiment une femme et que t’es pas vraiment humaine et donc vraiment du coup toutes les violences qu’on te fait sont parfaitement acceptables puisque t’es pas humaine!

Ce sont des choses qu’on m’a dites, nous serions jalouses parce qu’on est pas aussi belles que les hommes transidentifiés et leurs paillettes… Ca, c’est un truc où ils croient qu’ils nous atteignent alors  que bon, ben…

Moi, je prône la grimace! 

Donc, quand on me dit que je suis moche, ça me fait rire!

Je prône la liberté plus que la beauté! 

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Depuis que j’ai ouvert les yeux sur sur la réalité du mouvement transactiviste et ça fait plusieurs années… Je ne peux plus les fermer. Une fois les yeux ouverts, tu vois des choses ahurissantes en permanence!

J’ai eu plein de ce qu’on appelle des “peak trans”. C’est-à-dire, des moments où tu vrilles quand tu entends ou tu vois quelque chose ou un comportement. Un des trucs qui m’a le plus marqué et où je me suis dit  “OK! En fait là, ce n’est pas des blagues… Ce sont des trucs pas possibles! » Comme ce type qui témoignait sur Internet, donc un mec trans identifié et  autogynéphile… Les autogynéphiles, ce sont des  hommes qui sont excités sexuellement à l’idée de se voir en femmes sauf que, pour eux, être une femme, c’est  être pénétrée et soumise. C’est être pornifiée en fait! C’est ça, pour eux, être une femme…

Ces hommes-là sont excités à l’idée d’être soumis et pornifiés. Du coup, ils se revendiquent “femme trans” et donc, il y avait un type qui expliquait qu’il allait dans les toilettes repêché dans les toilettes publiques bet leurs poubelles, les serviettes hygiéniques usagées afin de se les foutre dans le caleçon et de se donner l’impression, quand il rentrait chez lui, qu’il avait eu ses règles… Du coup, ça l’excitait et il allait se branler…

Quand j’ai vu ça, j’étais dans un état… C’est assez hallucinant!

Quelque temps plus tard, j’ai vu un type qui expliquait qu’il avait pris des hormones pour allaiter – parce qu’en fait, effectivement, c’est possible de stimuler l’allaitement en prenant des hormones – et qu’il en avait pris et que du coup il avait pu allaiter son bébé… C’est-à-dire, l’enfant de son épouse dont il était le géniteur et que donc… Il avait allaité au sein son bébé et que cela l’avait excité… Que ça lui avait donné une érection et qu’après ça, il est allé se branler! 

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Quand quand tu lis des témoignages pareils … Des témoignages d’hommes qui assument parfaitement ce genre de propos (c’est eux qui l’écrivent, ce n’est pas nous qui l’inventons!) ce n’est pas acceptable!

J’aurais pu entendre que le mouvement transactiviste, ce n’était pas ça. C’est-à-dire que si j’avais vu des personnes, des féministes libérales, dénoncer ce genre de propos, dénoncer ces comportements, alors on aurait pu s’entendre… Mais ça n’est jamais le cas! Lorsque nous, féministes radicales, dénonçons ce genre de propos on nous dit qu’on en profite et que la priorité c’est de ne pas “mégenrer” ces types-là. Ces mecs-là sont des fétichistes dégueulasses, et la priorité de de nos interlocutrices et nos interlocuteurs c’est de faire attention à bien parler d’eux quand ils ne sont pas là!

Mais, c’est incroyable le sens des priorités du transactivisme!

Et donc, c’est vraiment à ce moment-là où tu te dis, “en fait, on est à l’opposé des intérêts féministes. On est  face à des gens qui veulent faire taire les femme, qui veulent faire taire les  féministes, et qui en plus colonisent effectivement nos espaces.”

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Parce qu’ils veulent nous voler notre lutte!

C’est ça qu’ils font : ils se réapproprient toutes nos luttes!

Les féminicides, c’était “à la mode”, ils s’en sont emparés pour ensuite parler de leurs trucs et nous dire “les terfs au bûcher”! Car, les collages contre les féminicides, à la base, c’était des collages contre les féminicides et en quelques semaines (en quelques mois) on voit des collages qui prônent les féminicides!

Parce que “les terfs au bûcher”, ce sont des menaces de mort à l’égard des femmes! Donc ce sont des menaces de féminicides!

C’est incroyable que ces  personnes aient pu envisager de coller ça dans les rues de Paris en prétextant, en plus, que ce soit quelque chose de féministe!

Et cela on l’observe, on l’observe et on l’observe…

Et quand on le dénonce, on est censurées, censurées et censurées!

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A l’Amazone,  Marguerite a ouvert  ce gigantesque hangar qu’on a déblayé et aménagé.

On voulait faire un espace qu’on avait appelé  “Amazone terre des femmes”.

On voulait vraiment que ce soit un espace qui puisse accueillir un tas de femmes pour des activités culturelles, mais aussi pour des réunions féministes! Pour permettre à des femmes de se réunir et de s’entendre.

Cet espace nous a été volé par des hommes et notamment, par des hommes transidentifiés et des femmes transidentifiées (donc des femmes qui se disent hommes).

Ils ont changé la serrure, ils ont arraché des collages contre les féminicides au mur, ils ont dessiné des bites sur les murs à côté de collages “féminicides”… Et à côté des bites, ils ont écrit : « c’est la vie! ».

Ils ont organisé des espèces de partouzes dans ce lieu lorsque nous n’étions plus là et que nous l’avions quitté… Avec des godemichets, des talons aiguilles, des rails de coke et des mecs torses nus!

Des mecs qui assument parfaitement qu’ils sont des mecs. Des mecs torses nus qui dansaient en se moquant de nous « les sales terfs »; que c’était de l’inclusivité, que c’était la force LGBTIQ+ je sais pas quoi…

C’était en Août 2020, et ça m’a profondément marquée.

je l’ai vécu très personnellement parce que moi j’avais investie l’Amazone…

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J’avais participé à aménager ce lieu, à le déblayer et à en faire un espace de vie qu’on avait dû quitter pour d’autres raisons. J’ai vraiment vécu ce moment comme une invasion coloniale masculine du sexe mâle contre un projet féministe qui voulait juste rendre femmage aux  femme assassinées… Qui voulait juste permettre à des femmes de se réunir entre elles pour proposer des échanges culturels, pour aller mieux, pour avancer ensemble… Et y’a des mecs qui se sont dit “on va en faire autre chose” et qui ont dessiné des bites à la place.

C’est ça qu’ils font les transactivistes! Et moi j’ai vécu très personnellement et quand aujourd’hui, on me dit que je ne comprends pas bien le truc et que je suis haineuse…

Qu’on me demande pourquoi je déteste les femmes trans et pourquoi je ne veux pas les inclure?… 

Déjà, je n’ai pas à inclure qui que ce soit dans ma vie!

Si je ne veux pas  inclure ma voisine, et bien je n’inclus pas ma voisine dans ma vie!

Et si je ne veux pas inclure de bite dans ma vie, j’ai le droit et surtout, je ne vais pas inclure de bites dans ma lutte pour les femmes!

Surtout quand ces personnes-là ont montré autant de violence contre moi ou contre mon groupe d’activistes qui est “les Amazones”, et que personne au sein du mouvement transactiviste et personne au sein du mouvement libéral n’a jamais dénoncé ces comportements!  Personne ne nous a  jamais soutenues face à ce qu’on a vécu!

Ca a été l’omerta totale et absolue; il y a quelques femmes radicales mais on était une poignée à ce moment-là à se lever et à dénoncer ce qu’il s’est passé alors que c’était monstrueusement dégueulasse! Et eux, ils se vantaient. Ils se vantaient de ce qu’ils faisaient.

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Et donc là, très clairement, il n’y a plus de retour possible. La scission était totalement entamée à partir de ce moment-là.

Quand tu vis un truc comme ça et qu’il n’y a aucun soutien, aucune personne qui émet la moindre réserve sur ce qui a été commis, aucune féministe libérale qui se désolidarise,  aucun transactiviste qui dit “pas en mon nom” vraiment, rien de tout ça! Parce que de toute façon, le problème, c’est qu’on est des “sales terfs” et du coup, on mérite toutes les menaces du monde! Tout est acceptable parce qu’on est des “sales terfs”, donc là, il n’y a vraiment pas de retour possible. Tant qu’à faire, puisque pas de retour possible, autant aller au bout des choses  : à l’Amazone on a décidé qu’on allait parler des sujets radicaux. Donc qu’on allait dénoncer, entre autres, la prostitution et la pornographie dont on ne parle pas du tout assez aujourd’hui. Alors que la pornographie, je pense qu’on peut dire que c’est le mal du siècle. C’est le mal de la décennie, c’est  un des combats les plus importants aujourd’hui au monde et au sein du féminisme! Et ce que c’est très très très très très très difficile de dénoncer la pornographie aujourd’hui! Dès qu’on émet la moindre critique, même sans être totalement abolitionniste, on te dit “attention, attention, il ne faut  pas stigmatiser!

Il ne faut pas tout mélanger! “NotAllPorn”… C’est vraiment leur truc, ça… le “#Not-All-Porn”!

Avec l’Amazone, on s’est rapprochées d’un autre collectif qui est le CAPP (le Collectif Abolition Porno Prostitution) mené, notamment, par des survivantes de la prostitution et de la pornographie qui nous ont invitées le 7 mars dernier.

Donc, le dimanche 7 mars 2021, veille du 8 mars et à l’occasion du 8 mars, nous avons mené une action ensemble sur la statue de la République à Paris. Nous voulions dénoncer la prostitution et la pornographie. C’était une action organisée par le Capp et l’Amazone a répondu présentes.

Anissia, rebelle du genre.

Donc, le dimanche 7 mars 2021, veille du 8 mars et à l’occasion du 8 mars, nous avons mené une action ensemble sur la statue de la République à Paris. Nous voulions dénoncer la prostitution et la pornographie.

C’était une action organisée par le Capp et l’Amazone a répondu présentes. J’ai fait partie des activistes qui étaient perchées sur la statue de la République. Nous avions de gros ballons et surtout, des grandes banderoles qui dénonçaient Jacky et Michel et Dorcel. Ce sont deux sociétés aujourd’hui mises en examen pour proxénétisme aggravé, pour viol et pour trafic d’êtres humains. Donc on ne parle pas de crimes mineurs… On parle de crimes très graves!

En fait, “trafic d’êtres humains”, ce n’est pas qualifié comme crime contre l’humanité mais ça devrait l’être!

Nos banderoles dénonçaient également les violences subies par Valérie Bacot qui a été prostituée de force par son mari incestueur durant des années.

On dénonçait le manque de moyens pour les parcours de sortie de la prostitution ce qui est, bizarrement, aussi une revendication des pro-prostitution qui disent souvent qu’on ne met pas assez de moyens en oeuvre, et nous demandions plus de moyens… C’était des choses qui étaient revendiquées sur nos banderoles.

Au début, ça s’est plutôt bien passé. Il n’y avait pas trop de monde et les personnes qui passaient par là nous encourageaient. Sauf qu’assez rapidement, il y a eu des collectifs libéraux, notamment les CFP, c’est-à-dire les “Collages Féminicides Paris”, qui étaient donc le mouvement lancé par Marguerite Stern, qui est arrivé et qui a commencé à nous invectiver, à nous faire des doigts, à nous insulter, à nous chanter joyeusement “une terf, une balle, justice sociale” et puis, il y a un autre groupe qui est arrivé, qui était… Je ne sais plus comment ils se font appeler, mais c’était quelque chose comme  “antifas contre l’islamophobie” qui s’en est pris aux Amazones et aux membres du CAPP qui étaient au sol, devant la statue de la république. Une demi-douzaine de femmes empêchaient quiconque de monter sur la statue, car ils voulaient nous déloger.

Ce groupe, soi-disant et prétendument antifasciste, a arraché nos banderoles.

Ils ont arraché la banderole qui dénonçait des violences, cette même banderole qui soutenait Valérie Bacot…

Anissia, rebelle du genre.

Je crois que c’est un sujet qui fait relativement l’unanimité, mais bon là ce n’était pas bien donc, arrachées par des collectifs prétendument féministes…

Puis, ils en sont venus aux mains et ce collectif “antifas contre l’islamophobie” a commencé à frapper les femmes musulmanes du groupe de l’Amazone… C’était donc quand même assez “cocasse” de les voir s’en prendre à toutes les femmes maghrébines de l’Amazone et du CAPP, sans doute n’étaient-elles pas assez antifascistes?  Je ne sais pas bien.

Puis, il y a eu cet énorme groupe qui nous insultait avec une haine dans leurs yeux… Nous étions en hauteur et donc, on voyait très bien! J’ai ce souvenir qui me marque encore aujourd’hui, mais très profondément…

Le souvenir d’une  jeune femme qui avait un panneau qui disait “victime, je te crois” et qui nous regardait, et qui nous insultait, alors qu’on était là-haut avec  des survivantes de la prostitution…

Et moi, j’avais une survivante de la prostitution dans mes bras qui tremblait et qui a fait une crise de panique face à la violence qui revenait contre elle.

J’ai eu très peur. 

Anissia, rebelle du genre.

Nous avions cette centaine de personnes, je ne sais plus combien… Mais des dizaines et des dizaines de personnes; femmes, filles, garçons, hommes tous jeunes, qui nous insultaient et nous faisaient des doigts, qui nous menaçaient, qui nous traitaient de fachos et  qui nous traitaient de « terfs » …

Nous n’étions pas du tout en train de parler de sexe, nous ne parlions pas du tout de femmes transgenre… Nous n’étions pas du tout en train de parler de tout ça! On était en train de dénoncer la violence du système prostitutionnel et du porn et ils ont quand même trouvé le moyen de nous traiter de « terfs ».

Ils nous ont jeté des œufs à la figure et ils ont eu Marguerite au sol. Nous, ils n’ont pas eu nos visages… J’ai rattrapé à deux reprises un œuf (parce que je suis handballeuse), donc j’ai rattrapé les œufs et je les ai relancés dans la foule… Ça ne leur a pas plus… Mais on a fait l’objet de violences extrêmement fortes ce jour-là.

On a vécu dans chair ce qu’on vivait jusque là sur les réseaux sociaux, ce qui est déjà très fort, parce que le cyberharcèlement, ça rigole pas.

Là, on l’a vécu de très près.

Ils scandaient au sol “une terf une balle, justice sociale” et puis, ils ont tagué sur la statue de la République alors qu’on était dessus : “sauve un trans, butte une terf”…

Anissia, rebelle du genre.

Donc, encore une fois des menaces très fortes contre les femmes féministes. Et ça, c’était le 7 mars dernier.

Depuis, de la même façon, il y a eu très peu de collectifs qui ont dénoncé ce qu’on a subi parce que, finalement, le problème… C’est qu’on pense que les femmes trans ne sont pas des femmes. Le problème, c’est qu’on pense que les femmes n’ont pas de pénis. Le problème, c’est qu’on pense que les lesbiennes n’aiment pas les pénis… Et penser et dire ça aujourd’hui, ça justifie toutes sortes de violences qu’on peut subir. Tout est justifié!

Si on prend l’exemple de JK Rowling, qui est une grande source d’inspiration et qui est cette écrivaine… est-ce que j’ai vraiment besoin de dire qui elle est? Qui a pris position contre le mouvement transactiviste, quand elle a pris position elle a dit : mais avant on avait un mot pour parler des personnes menstruées? C’était “femmes” ce mot! Quand elle a fait ça, une semaine après je crois, son ex a fait la Une d’un journal britannique pour dire que, finalement, c’est une sale “terf”. Son ex condamné pour violences conjugales à son égard! À partir du moment où elle était une sale “terf”, elle n’était plus du tout victime de violences conjugales! Le problème c’était elle car c’était une femme très dure…  C’était ça, le problème!
 
Et ces schémas sont des schémas absolument antiféministes! Ce sont des schémas masculinistes, ce sont des schémas sectaires, ce sont des schémas fascistes qui nous poussent nous, les femmes, à nous silencier, à nous taire et à nous censurer!

Et donc, je suis hyper contente d’être tombée sur votre podcast, les Rebelles du Genre! Parce que c’est ça qu’on est! On est vraiment ça! On est des Rebelles du Genre!

On ne se laisse pas faire et on montre aux autres qu’on n’est pas seules, qu’elles ne sont pas seules!

Que nous sommes ensemble, et qu’ensemble, on peut résister! 

Anissia, rebelle du genre.

Je veux vous remercier et je veux encourager toutes les femmes, même celles qui ne sont pas d’accord avec nous car, ce n’est pas grave de ne pas être d’accord. Le problème, c’est qu’on ne soit pas capables de discuter.

Le problème c’est qu’on ne puisse même pas douter, en fait!

Aujourd’hui, dans le pseudo-féminisme qu’on voit partout (le mainstream),  et dans le transactivisme, et dans la propagande queer, et dans la communauté LGBT (qui doit exister parce qu’elle a beaucoup de sens!) c’est qu’on ne peut même pas émettre des doutes…

Dès qu’on émet un doute, on est mis de côté! Et en particulier quand on est une femme!

je vous encourage toutes à douter, à vous poser des questions et à venir discuter sur mes réseaux sociaux et dans la vraie vie!

Maintenant, je prends beaucoup plus de plaisir à parler avec des femmes qui ne sont pas d’accord avec moi parce que je suis trop contente de voir qu’on peut à nouveau discuter et d’être parfois capables de se dire :

“bon, ben on n’est pas d’accord sur le fond, mais on ne va quand même pas se souhaiter la mort les unes les autres!”

Anissia, rebelle du genre.

On peut trouver des terrains d’entente, et on n’est pas obligées d’être d’accord avec toutes les personnes qui nous entourent pour vivre ensemble. C’est possible de voir les choses autrement et de quand même se parler! Et ça, c’est essentiel dans la lutte féministe! 

Donc vraiment, j’encourage toutes les femmes qui nous écoutent à douter et surtout, à s’autoriser à douter! À s’autoriser à émettre des avis différents car c’est hyper important!

C’est mon grand mantra depuis quelques semaines : il faut apprendre à déplaire. Il faut faire l’expérience de déplaire. Parce que c’est le seul moyen d’être libre. Et la liberté  c’est ce qui nous est le plus cher.

C’est le plus important pour les êtres humains et c’est le plus important pour les femmes! 

Anissia, rebelle du genre.

L’agression relatée par Anissia et subie par L’Amazone et Capp :

https://www.facebook.com/collectifabolitionpornprostitution/videos/1110350772769602/


Merci d’avoir écouté notre parole, merci à Anissia pour son précieux témoignage et n’hésitez surtout pas à partager le plus largement possible.

S’il vous plaît signez la déclaration des droits des femmes basée sur le sexe :

https://www.womensdeclaration.com/fr/

Le compte de Comptesse :

https://www.instagram.com/comptesse_integriste2.0/

Et à suivez l’Amazone :

https://www.instagram.com/l_amazone_paris/

Ainsi que Capp :

https://www.instagram.com/capp_radfem/

Osez le féminisme !

https://www.instagram.com/osez_le_feminisme/

Et les Femens :

https://www.instagram.com/femen_france/

Pour nous suivre et/ou témoigner :https://linkfly.to/rebellesdugenre

Mercie les femmes!


4 réflexions sur « Anissia, rebelle du genre. »

  1. A reblogué ceci sur Caroline Huenset a ajouté:
    « C’est mon grand mantra depuis quelques semaines : il faut apprendre à déplaire. Il faut faire l’expérience de déplaire. Parce que c’est le seul moyen d’être libre. Et la liberté c’est ce qui nous est le plus cher.

    C’est le plus important pour les êtres humains et c’est le plus important pour les femmes!

    Anissia, rebelle du genre. »

    Aimé par 1 personne

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