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Rebelles du genre – Épisode 47 – Sara

Sara – Bonjour. Je m’appelle Sara, j’ai 28 ans, j’habite en région parisienne. Je suis d’origine tunisienne, je viens d’une famille musulmane, et en fait je suis ingénieure en informatique.

Même si je viens du monde de la littérature, je faisais à la base une fac de lettres, et je me suis reconvertie parce que le seul débouché possible c’était prof et c’était pas vraiment fait pour moi… alors  du coup je suis partie faire de l’informatique. 

Sara – Quand j’étais petite, moi j’ai vécu dans une famille musulmane. Alors musulmane mais modérée on va dire, c’était pas extrémiste mais on m’a éduquée dans la religion, voilà on m’a expliquée que c’était important de bien respecter tous les dogmes, de bien pratiquer, tout ça. Quand j’étais petite, je ne me posais pas forcément la question…. Je faisais un peu ce qu’on disait et voilà donc j’ai jamais été trop me poser de questions puisqu’en fait les questions elles sont venues quand j’ai grandi donc quand je suis devenue adolescente. 

En fait, ce qui s’est passé, c’est que mes parents se sont séparés. Ils ont divorcé et ma mère, en fait, est partie et je suis restée vivre avec mon père. Et ma mère c’était vraiment celle qui maintenait, en fait, toute la culture, celle qui vraiment nous apprenait un peu la religion,  tout ça. Mon père n’était pas trop là-dedans finalement, il n’était pas plus que ça dedans : il suivait le mouvement mais il était pas plus dedans que ça.

Du coup quand je suis restée vivre avec mon père, ce qui s’est passé c’est que ben du coup on a plus vraiment trop été dedans enfin on ne parlait plus vraiment de la religion, on était plus vraiment éduqués là-dedans et en plus moi j’ai commencé à grandir et j’ai pu traîné avec pas mal de personnes qui étaient pas forcément musulmanes comme moi… 

Donc ça m’a aussi permis de voir un peu comment d’autres personnes vivaient. 

C’est là que les questions ont commencé à affluer. Ce qui commençait vraiment à me perturber, c’était la place des femmes dans la religion, et pas forcément que chez les musulmans hein… C’est un peu la même chose dans toutes les religions monothéistes!

 Donc les femmes sont globalement inférieures aux hommes: elles sont censées se soumettre à leur mari, leur frère, leur père, tout ça et surtout moi ce qui me perturbait beaucoup c’était le port du voile. Je comprenais pas pourquoi c’était aux femmes de devoir porter le voile et pas les hommes, et surtout la raison pour laquelle elles devaient porter le voile c’est que finalement fallait qu’elles se cachent du regard des hommes parce que sinon ça pourrait voilà attirer l’oeil des hommes, en gros faudrait pas les tenter quoi!

C’est ça l’idée globale du voile et donc moi j’avais posé la question à ma mère en disant “Pourquoi en fait les femmes devraient forcément être soumises aux hommes,  pourquoi elles devraient porter le voile en fait ?”. Je ne comprenais pas pourquoi on était censées être soumises aux hommes.

Rebelles du genre –  “Est-ce que ta mère portait le voile?”  

Sara – Quand j’étais petite, non. Mais là, maintenant, elle le porte. 

Rebelles du genre – “Et toi est-ce qu’on t’a demandé de le porter?”

Sara – Non. Non, non, on ne m’a jamais demandé… Enfin ma mère elle a toujours dit qu’elle aimerait bien que je porte le voile, mais moi j’ai toujours été claire sur le sujet que je n’ai jamais voulu donc même quand j’étais petite et que je me posais pas plus de questions que ça je m’étais jamais imaginée le porter donc… Elle respecte, elle ne me forcera  jamais à porter le voile ni rien!  

C’est juste que dans son idée à elle, elle aimerait bien que je le fasse, mais je ne le ferai pas.

Et donc, du coup ma mère, en fait à chaque fois qu’elle me répondait, c’était toujours : “Faut pas chercher à comprendre, c’est comme ça, c’est la religion.” Voilà. C’est un peu blasphématoire de poser ce genre de question mais moi je comprenais pas comment on peut nous demander d’avoir la foi d’y croire si on peut même pas avoir au moins une réponse ? Pouvoir se poser des questions c’est quand même naturel, tous les êtres humains posent des questions, tout le monde se demande pourquoi telle ou telle chose existe donc moi j’ai jamais compris en fait le truc de jamais pouvoir se poser de questions, de toujours devoir croire aveuglément alors qu’on nous demande de croire des choses assez  incroyables! 

Même en dehors de tout le délire un peu misogyne et homophobe, il y a quand même des mythes pas vraiment prouvés donc je veux dire on m’a toujours dit de pas trop me poser de questions, juste de pratiquer, d’y croire, comme ça j’irai au paradis entre guillemets.

Du coup, j’ai commencé de plus en plus à m’éloigner, en plus c’était plus vraiment dans mon environnement, parce que comme j’ai dit j’ai commencé à traîner avec d’autres types de personnes,  qui étaient pas forcément dans la religion donc du coup ça s’est fait naturellement on va dire… Sans forcément un jour me déclarer athée, d’ailleurs je ne me considère pas comme athée mais en tout cas je ne crois pas en la religion  comme elle est actuellement. 

Je me suis éloignée naturellement de ça, je me suis tournée de plus en plus vers la science parce que c’est ce qui répondait le plus à mes questions et c’était des choses qui étaient vérifiées, prouvées, donc pour moi c’était l’évidence en fait. 

Je crois actuellement plus en la science qu’en n’importe quelle religion… J’ai pas de haine envers les croyants, y a pas de problème, ma mère est toujours croyante et même si on s’entendra jamais là-dessus je respecte le fait qu’elle elle ait envie d’y croire parce que j’aime pas en fait dans la religion c’est vouloir imposer ses croyances aux gens, nous imposer de ne pas nous poser de questions surtout, c’est pas du tout en cohérence avec mes valeurs.  

Moi le fait qu’on dise que les femmes sont inférieures aux hommes, c’est pas dans mes valeurs, j’y crois pas et je vois pas pourquoi je devrais y croire. Et aussi, l’homophobie dans la religion, ça aussi c’est pas dans mes valeurs du tout!  Pour moi, la religion à la base, elle servait surtout à donner on va dire une voie morale et moi, en fait, ma morale je l’ai déjà, j’ai pas besoin d’avoir une religion pour ça! J’ai envie d’être quelqu’un de bien, c’est pas la religion qui me force à l’être, je n’ai actuellement pas besoin de ça pour essayer d’être quelqu’un de bien tous les jours. Du coup voilà, je me suis éloignée de la religion, complètement.

Et j’ai commencé à me renseigner de plus en plus sur le féminisme, mais assez tardivement finalement, c’est arrivé je pense vers mes 18-19 ans où j’ai commencé vraiment à me renseigner sur le féminisme parce que voilà en fait. Avant, même si j’avais déjà des pensées qui étaient féministes, c’était pas si bien vu que ça encore, à l’époque on traitait facilement les féministes d’hystériques… Enfin, dès qu’on osait dire que les femmes devraient avoir… je ne sais pas… les mêmes droits que les hommes, c’était tout de suite assez mal vu et tout donc du coup je n’osais pas encore me dire féministe quand j’étais plus jeune j’ai commencé vraiment le dire vers mes 18-19 ans quand j’ai vraiment commencé à me renseigner à fond là dessus, à regarder.

Et du coup en fait naturellement, ce qui est le plus visible en fait, je me suis tournée vers le féminisme libéral en fait, qui prônait un peu l’inclusivité… Ce que j’aimais bien c’est qu’on parlait aussi des femmes racisées, des femmes voilées, tout ça et tout!

Donc je me suis tournée naturellement vers ce féminisme là qui allait aussi dans le sens que les femmes trans étaient des femmes.  

Au début, je ne me suis pas poseé plus de questions que ça et d’ailleurs je ne me posais pas plus de questions que ça sur la transidentité, je me souviens juste qu’une fois je m’étais posée la question sur: c’était quoi se sentir femme pour les personnes trans…? 

 Je me souviens m’être posée cette question en disant “Qu’est-ce que c’est?” 

Parce que moi je ne me suis jamais “sentie” femme, je sais pas ce que c’est que ce sentiment de femme… Enfin, les seules fois où je me sens femme c’est quand mon corps me le rappelle en fait,  quand j’ai mal au ventre à cause de mes règles ou ce genre de chose, mais j’ai pas un sentiment, je ne me réveille pas le matin en me disant “Oh je me sens femme!”

Ça n’est jamais arrivé en fait… Du coup, je m’étais une fois posée la question mais voilà. Et en fait, j’avais rejoint un groupe sur Facebook à l’époque, qui était un groupe de féministes, voilà on parlait entre nous comme ça et je sais qu’il y avait une personne trans, du coup un homme transidentifié, qui était dans le groupe. Il posait pas plus de problèmes que ça, on parlait, il était là, je sais pas trop d’ailleurs à quoi il servait mais il était là.

J’en parlerai plus tard je pense, c’est une anecdote…

Et en fait, qu’est-ce qui m’a fait me tourner vers le féminisme radical ? C’est que en fait moi je suis une youtubeuse, elle s’appelle Antastésia, elle à témoigné chez vous donc c’est vraiment une femme que j’aime beaucoup… Son contenu…

Rebelles du genre – Oui ! Antastésia, elle a témoigné et vous pouvez aller écouter son témoignage  dans notre historique. 

Sara – C’est une youtubeuse que j’aime beaucoup, j’aime beaucoup son contenu et tout, et ça faisait quelque temps que je suivais ce qu’elle disait, tout ça… Et en fait, je me souviens qu’une personne l’avait accusée de transphobie! Et j’ai été choquée parce que comme moi ça faisait quand même vraiment au moins un an ou deux que je la suivais, je me suis dit “franchement elle, transphobe?” Je comprenais pas parce que pour moi c’était quelqu’un de bienveillant, d’ouvert d’esprit, je la vois pas du tout tenir des propos transphobes. 

Du coup je suis allée voir la vidéo en question pour la personne qui l’a accusée de transphobie. 

Je sais qu’elle disait que le fait que les personnes trans puissent entrer dans les milieux qui étaient en non mixité pour les femmes c’était pas forcément justifié et qu’il n’y avait pas de raison qu’un homme transidentifié veuille absolument rentrer dans des associations pour femmes, d’être dans les catégories pour femmes, dans le sport, tout ça… 

Elle disait que c’était transphobe parce qu’en fait dans le sport, les femmes trans n’avaient pas autant d’hormones que des femmes normales, qu’il n’ y avait pas d’inégalités, tout ça, donc que par exemple c’est normal qu’une femme trans, enfin homme transidentifié, veuille entrer dans les associations pour femmes parce que c’est normal qu’elle veuille se renseigner, elle se sent femme donc elle a envie de se renseigner sur les discriminations faites aux femmes…

Ce genre de choses… Donc moi j’avais regardé ça en me disant ok… peut-être que c’est transphobe de dire ça, je sais pas en fait??  

Du coup, j’ai regardé la vidéo en réponse qui expliquait par a+b son point de vue et en fait ça m’a fait comme un déclic parce que je me suis dit: mais en fait c’est très logique ce qu’elle dit, tout ce qu’elle dit a du sens pour moi, ça me parle et c’est logique, il n’y a pas de transphobie là dedans. 

A aucun moment elle tient des propos haineux envers les personnes trans, elle dit juste des choses qui sont logiques en fait!

C’est pas parce qu’on doit ouvrir des droits aux personnes trans qu’il faut réduire des droits pour les femmes, il n’y a pas de raison à ça! 

Alors en fait au début, ce qui s’est passé, c’est que j’étais d’accord avec ce que disait Antastésia mais je me suis dit : “Mince, peut être que moi aussi je suis transphobe!”. J’ai peut-être la transphobie intériorisée comme ils disent! Ah ah ah!

Du coup, je sais pas en fait, j’étais dans une espèce de dissonance cognitive à ce moment-là, vraiment, je suis d’accord avec ce qu’elle dit mais en même temps peut-être c’est transphobe… Pendant quelques semaines j’étais pas bien, je ne me sentais pas bien vis à vis de ça… J’ai envie d’être bienveillante, d’être inclusive envers tout le monde, en même temps ce qu’elle dit est vrai!!

C’est logique ce qu’elle dit donc pendant quelques semaines j’étais pas bien donc j’ai commencé à vraiment me renseigner sur les revendications des personnes trans,  j’ai découvert plein de concepts merveilleux, ah ah!

Et du coup, j’étais choquée en fait, je me rendais pas compte à quel point ça pouvait aller loin en fait leur délire. Parce que eux en fait, ils partent vraiment dans un vernis de couches progressistes, et tout le monde y croit finalement, parce que quand on les entend ils cassent les codes du genre, ils révolutionnent le genre, la société donc on a envie d’y croire en fait et au début moi c’est ce que je faisais, j’y croyais, ouais c’est vrai et tout. Et finalement quand, enfin, on va vraiment à l’intérieur de leur truc, tu te rends compte de toute l’arnaque du délire et en fait c’est là, depuis quelques mois, que je me revendique officiellement critique du genre, en tout cas féministe radicale, et je l’assume mais j’essaie d’en parler avec mes proches c’est pas évident mais j’essaye et du coup voilà. Voilà mon cheminement.

Rebelles du genre – Pourquoi penses-tu que cette idéologie est une menace pour les femmes, pour leurs droits, pour les enfants, pour la société, pour la démocratie ?

Sara – C’est un danger pour les femmes en premier parce que je pense qu’il faut qu’il y ait des endroits qui soient dédiés uniquement aux femmes. Le danger en fait, ce qui se passe avec les personnes trans actuellement, c’est qu’ils essaient de s’insérer dans des endroits en fait qui sont faits pour les femmes donc c’est à dire le sport, les prisons, les vestiaires, les refuges,  les refuges faits pour les femmes qui sont victimes de violences masculines. Déjà dans le sport, c’est complètement injuste en fait. On a pu voir récemment avec quelques anecdotes, un transidentifié qui fait de la natation et qui du coup, concourt dans la catégorie des femmes. On voit qu’il explose tous les records qu’aucune femme n’a jamais pu faire et du coup c’est juste dégueulasse, c’est injuste quoi je veux dire. Il y a des femmes qui se battent toute leur vie pour faire du sport, on s’est battues pour faire du sport en fait, nous les femmes, et il y a des hommes qui arrivent à s’insérer comme ça dans notre catégorie sans raison, enfin il y a pas de raison en fait. En soi on peut très bien faire une catégorie pour les personnes trans si vraiment ils veulent pas concourir dans leur sexe d’origine, mais je vois aucune raison, bon bref, voilà.

Rebelle de Genre – Du coup voilà par exemple gagner des médailles.

Sara – Oui voilà pour la triche aussi, ah ah! Voilà j’ose pas le dire mais moi je pense qu’il y à de la grosse triche derrière, personnellement. Mais mettons que cela leur crée de la dysphorie. Dans ce cas-là, on peut très bien créer une catégorie faite pour les personnes trans, hein, je veux dire ya rien qui l’en empêche. Et c’est pareil dans les prisons, on a pu le voir là, il y a quand même des hommes qui sont accusés de violences, de viols envers les femmes et qui rentrent dans les prisons pour les femmes! Et là on voit pas de problème en fait, là tout va bien. On a pu voir des femmes carrément qui se faisaient du coup violentées par ces mêmes hommes, transidentifiés. Tout va bien en fait, personne ne dit rien. En plus j’ai même vu des photos des hommes, ils n’ont même pas fait l’effort en fait de ressembler à des femmes. Il suffit qu’ils se disent femmes, ils se ressentent femmes et du coup ils rentrent dans les prisons pour femmes tranquillement, sans problème. Et ça, ça ne pose de problème à personne en fait, visiblement. Donc oui c’est dangereux, c’est pareil pour les refuges en fait, il faut juste comprendre qu’en fait il y a des femmes qui sont traumatisées par les hommes et qu’elles ont le droit pour leur sécurité, pour leur bien-être, de pas vouloir se mélanger avec des hommes, même des hommes transidentifiés. Je peux entendre que ça peut être violent pour eux, je peux l’entendre, mais en fait il faut entendre aussi le sentiment des femmes, je ne vois pas pourquoi ce serait les sentiments des hommes qui iraient au dessus en fait du sentiment des femmes. Je pense que leur sécurité, elle est aussi importante. Et puis je veux dire, il y a déjà des endroits, il y a déjà des refuges pour les personnes trans. Je vois pas en fait pourquoi il faudrait absolument les insérer dans nos endroits à nous, en fait. Pareil pour les vestiaires. Désolée mais moi en tant que femme j’ai pas du tout envie de voir des hommes dans les mêmes vestiaires que nous, je serai pas rassurée en fait. Dans nos espaces à nous, ça, c’est pas rassurant. Je dis pas que toutes les femmes trans, enfin tous les hommes transidentités, sont forcément violents et qu’ils veulent nous violenter, mais je veux dire ça peut l’être, ça peut être un danger. S’il y a un doute, je ne vois pas pourquoi on devrait laisser rentrer n’importe qui dans nos espaces. Donc déjà, en premier lieu ça c’est dangereux pour nous.

C’est aussi un danger pour les femmes parce qu’il existe un mot spécial pour décrire les femmes qui sont critiques du genre, c’est “terf”, qui veut dire “trans exclusionary feminist radical”.  Donc ce mot il existe, en gros c’est pour dire que toutes les féministes radicales excluent les femmes trans de leur lutte. Ce qui est faux au passage puisque les femmes transidentifiées ont parfaitement le droit d’entrer dans nos luttes, je tiens quand même à le préciser. Et du coup ce mot là il existe, c’est une insulte pour les femmes, pour pouvoir justifier en fait les agressions envers nous. Pour pouvoir nous menacer, nous agresser, nous harceler, même nous cancel en fait parce qu’il y a même des femmes qui peuvent se faire virer, quand on se fait insulter de terf on se fait virer de notre travail tout bonnement quoi. On a pu le voir avec JK Rowling qui se fait insulter depuis maintenant presque deux ans je pense. Alors elle, elle se fera jamais…  de toute façon, parce qu’en fait, parce que c’est une personne qui est très connue, qui a une importance pour pas mal de gens, donc voilà. Mais ils essaient malgré tout. Et en fait, on a pu voir aussi avec le cas de Marguerite Stern, qui clairement s’est fait déposséder de son propre mouvement du collage contre les féminicides. C’est elle qui l’a initié, c’est elle qui a appris aux femmes comment faire et finalement on l’a complètement dégagée de ce mouvement-là, de ce groupe. Il y a même un livre qui est sorti, qui parle de ces collages… et où on ne la cite même pas. Enfin, je veux dire, on a le droit de pas être d’accord avec tout ce que raconte Marguerite Stern mais il faut quand même pas lui enlever tout ce qu’elle a pu faire pour le féminisme. 

Et là, on l’a purement et simplement dégagée. Encore récemment, j’ai pu voir qu’ ils avaient essayé aussi de virer son compte Twitter, heureusement elle a pu le récupérer. Mais voilà, on peut voir aussi avec Dora Moutot qui s’est fait harceler. C’est une insulte qui est là pour justifier en fait toutes les violences qu’on peut faire aux femmes. A partir du moment où on est traitée de terf, il y a plus aucun problème en fait à nous harceler, à nous agresser. On a pu voir aussi en manif hein où il y a des femmes qui sont frappées en fait par des transactivistes, totalement au calme en fait, parce que je vois aucun mouvement de gauche qui dénonce ça. Là on dit que c’est normal quoi, il y a pas de problème avec ça. 

Et en fait, ce qui est bizarre c’est que, c’est là que je vois que c’est vraiment une insulte vraiment misogyne, parce qu’il n’y a même pas d’équivalent pour les hommes en fait. Il n’y a pas d’équivalent pour traiter un homme de transphobe en fait. Alors que dans les faits, ceux qui vraiment tuent les personnes trans ce sont les hommes, dans le cadre de la prostitution. Alors qu’en plus, bizarrement ils considèrent ça comme un travail comme un autre, je veux dire, ils soutiennent complètement la prostitution, alors que dans les faits les personnes trans se font tuer majoritairement dans ce cadre-là. Et ce sont donc du coup les hommes qui les tuent et là bizarrement, il n’y a aucune équivalence, on n’a pas de mots pour décrire les hommes qui tuent des femmes trans. Donc c’est, oui, c’est clairement misogyne, c’est clairement pour justifier une haine des femmes ce mot-là donc voilà. Et je voulais juste aussi préciser qu’ils passent leur temps à dire qu’en fait les féministes radicales, et les critiques du genre plus généralement, c’est un mouvement en fait d’extrême droite, violent, haineux et tout ce qu’on peut entendre comme conneries quoi. Mais en fait, si on regarde vraiment la violence, d’où elle vient et de quel camp elle est, concrètement, qu’est-ce que disent les féministes radicales ? Qu’est ce que disent les critiques du genre ? Ils disent juste que le sexe a une importance, qu’on peut pas oublier le sexe au profit du genre. Qu’en fait, le genre c’est avant tout une construction sociale qui est là pour justifier des discriminations qu’on peut faire aux femmes, comme ça c’est bien dans l’intro, bref. En fait, nous tout ce qu’on dit, c’est que le sexe a une importance , mais nous tout ce qu’on veut dire c’est que les gens sont bien comme ils sont, ils n’ont pas besoin de changer, ils n’ont pas besoin de modifier leur corps, de prendre des médicaments à vie pour se sentir bien, ils ont le droit de pouvoir s’habiller comme ils veulent, se comporter comme ils veulent en fait finalement. C’est pas le sexe qui définit ce que tu dois être ou ce que tu dois faire en fait enfin c’est tout ce que disent les féministes radicales. Et à côté qu’est-ce qu’on entend, en fait, du côté des transactivistes? On entend « Bute une terf, sauve un trans. », « Une terf un œuf » et encore d’autres joyeusetés. Concrètement, d’où vient la violence ? Il faut vraiment se poser la question parce qu’il y en a un peu marre d’entendre toujours la même chose, toujours les féministes radicales sont des blanches bourgeoises qui sont là pour défendre certaines parties des femmes et qui ont une haine des personnes trans. Ce qui est faux. Alors que nous on n’est juste pas d’accord avec leur idéologie en fait. Je suis désolée mais moi actuellement je ne sais pas ce que c’est qu’un ressenti de femme. Je ne sais pas. Je veux dire, quand je pose la question à une personne trans «Qu’est-ce que c’est une femme ? », il me dit « N’importe quelle personne qui se sent femme ». Et du coup moi quand je leur dis « Ca me dit toujours pas moi ce que c’est qu’une femme », ça pour moi c’est une définition qui est circulaire. Déjà en fait, pour qu’une définition soit valide, il ne faut pas qu’il y ait le mot qu’on essaie de décrire dans la définition tout simplement. Moi quand on me dit « Une femme c’est qui se ressent femme », bah ça me dit toujours pas ce que c’est. C’est comme si je disais « Une chaise c’est ce qui ressemble à une chaise ». Bah je saurai toujours pas ce que c’est qu’une chaise. Ils sont toujours dans l’incapacité de me le dire ou enfin en fait les seuls moments où ils peuvent le dire c’est « Oui moi je me sens femme parce que, parce que moi quand j’étais petit par exemple j’adorais mettre des robes, me maquiller, j’étais quelqu’un qui était plutôt doux, donc voilà je me suis toujours senti femme ». Mais en fait ça ce sont des stéréotypes de genre en fait, c’est pas du tout ce qui fait de moi une femme en fait, moi personnellement je me sens pas femme parce que j’adore me maquiller ou parce que j’ai les cheveux longs. Une femme peut très bien porter des vêtements dit masculins, avoir les cheveux courts et ça fera pas d’elle pour autant un homme. C’est juste une femme qui n’a pas envie de jouer des stéréotypes féminins, c’est tout. Et du coup, les seuls moments ils sont en capacité de m’expliquer ce que c’est qu’une femme c’est quand ils me disent « Oui c’est parce que moi j’aime me maquiller, j’aime porter des robes et machin ». Et moi j’ai envie de leut dire « Non c’est pas ça, c’est pas ça qui fait de toi une femme en fait ». Et c’est insultant et c’est sexiste. Je veux dire, on a le droit de le dire en fait, si je dois faire la comparaison avec le mouvement transracial qui existe,je veux dire il y a des personnes qui disent se sentir noir par exemple. Simplement ils disent se sentir noirs parce qu’ ils aiment la culture afro… Les personnes racisées à juste titre disent que c’est raciste. Et c’est normal en fait oui, c’est raciste parce qu’en fait là ce sont des stéréotypes raciaux qui ne s’attachent à rien. C’est pas ça qui fait de toi un noir, une personne noire. Mais quand nous on dit qu’une femme trans, un homme transidentifié, se sent femme parce qu’il aime les robes et tout, on dit que ça c’est sexiste, c’est une insulte pour les femmes de dire que ça c’est censé faire de nous des femmes, là nous on est traitées de transphobes. C’est aux hommes de dire ce que c’est qu’une femme en fait, nous les femmes on n’a pas le droit de le dire. C’est pas mal. Je suis née femme, je sais ce que c’est que d’être une femme. Je sais ce que c’est qu’être discriminée pour être une femme. C’est pas un homme de me l’expliquer en fait. Donc on est tout à fait en droit de dire que non je suis désolée, c’est pas parce que tu aimes porter des robes que tu es une femme. Tu as parfaitement le droit d’en porter et je t’encourage vivement à le faire si tu en as envie en fait. Et au contraire voilà enfin je veux dire il faut combattre les stéréotypes de genre moi je suis complètement pour. Ca veut pas dire que ça fait de toi une femme. Et c’est en fait tout ce que disent les féministes radicales. Et ça c’est de la violence pour eux en fait, ça c’est ce qu’ils considèrent comme étant violent. Et à côté, nous dire que nous on a le droit de tuer une femme parce que quand on dit « Une terf au bûcher » c’est clairement une menace de mort, là il y a pas de problème, là personne trouve rien à redire. Enfin je veux dire c’est quand même assez aberrant en fait. Ca me fait halluciner de voir en fait que les gens n’ouvrent pas les yeux à ce niveau là enfin je veux dire c’est quand même assez clair, c’est devant nous mais la majorité des gens en mainstream on va dire qu’ils sont dans le milieu féministe libéral continuent à soutenir ce mouvement qui, finalement est quand même assez violent, vraiment c’est un truc que je comprends pas. Après le truc c’est que, ils sont dans la victimisation constante. Quand on les entend, c’est la minorité la plus marginalisée, nous les femmes cis on est privilégiées par rapport à eux, machin truc et tout. Mais en fait, quand regarde dans les faits concrètement ce qui se passe, c’est qu’en fait leur mouvement, il avance à une vitesse incroyable. Ca me fait halluciner parce que quand on regarde ce mouvement là tel qu’il existe actuellement ça doit pas faire plus de 10 ans qu’il existe, je pense ça doit faire peut-être 5-6 ans qu’il existe comme tel, comme il est actuellement et en fait ils ont quand même le droit de changer de sexe à l’état civil. Ils ont le droit à des transitions médicales complètement gratuites en fait, complètement remboursées par la Sécurité Sociale. Ils ont droit à l’ALD (l’Affection Longue Durée), on voit même récemment qu’ils arrivent récemment à obtenir des postes à haute responsabilité, ils ont droit de concourir dans la catégorie qu’ils veulent,  ils obtiennent énormément de droits. Je ne suis pas en train de nier qu’il existe des violences transphobes en fait, effectivement il en existe, effectivement faut pas tolérer ça, c’est évidemment répréhensible, mais de là à dire qu’on est dans le système transphobe, je suis pas vraiment d’accord avec ce qu’ils disent; au contraire,  je pense que l’État fait le maximum pour que les personnes trans se sentent intégrées. Bien sûr que c’est pas parfait et bien sûr qu’il existe des discriminations, je ne nie pas en fait qu’il existe des violences contre les personnes trans mais à côté, quand on voit tous les droits qu’ils obtiennent et rapidement,  je veux dire attendez…  J’ai vu récemment qu’ils avaient le droit aussi de se faire épiler au laser gratuitement, enfin dans le cadre de leur transition, et si une femme par exemple a envie de se faire une épilation au laser, elle la paye ce n’est pas gratuit pour elle mais pour les femmes enfin pour les hommes transidentifiés, c’est gratuit. Alors déjà ça pose question pour la cohérence du truc parce qu’il faut pas oublier que les femmes ont naturellement des poils, on nait avec des poils, donc je vois pas du tout l’intérêt déjà que des hommes transidentifiés aient droit à une épilation laser gratuite et puis en plus, on voit bien que c’est vraiment l’idée de ressembler à un stéréotype de femme parce que clairement, voilà comme on dit les femmes naturellement on voit leur poils. Et donc si on compare avec le mouvement féministe, vu que nous on est tellement privilégiées les femmes cis,  le mouvement féministe occidental ça fait une centaine d’années, évidemment on a avancé nos droits des femmes faut avancer,  mais ça fait 100 ans que ça existe et on en est encore quand même actuellement à devoir prouver qu’ une femme qui se fait violer, c’est pas de sa faute, c’est pas parce qu’elle a bu de l’alcool ou qu’elle s’est habillée en jupe qu’elle est fautive de son viol. On a encore énormément de mal à faire punir nos agresseurs, ils agissent quasi en  impunité en fait en toute impunité. Il y a encore énormément de choses à faire et là je parle vraiment juste en France,  je ne parle même pas à l’étranger c’est encore plus catastrophique enfin dans certains pays en tout cas. On a encore énormément de choses à faire pour les droits des femmes actuellement et du coup c’est là que je me dis quand même qu’il y a un truc quoi. Que tu me pose vraiment la question comment ils font les transactivistes pour avancer aussi rapidement parce qu’ils ont des fonds énormes aussi, je me doute bien que il y a un aspect financier, parce que je pense que sans verser dans le complotisme, je pense qu’on peut clairement dire que les labos pharmaceutiques ça les arrange bien d’un point de vue financier de médicaliser des milliers de personnes à vie parce que c’est une rente et je pense que c’est pour ça qu’ils ont autant de financement. Mais je veux dire quand même on voit à quel point ce mouvement là il est agressif en fait, il avance à une vitesse hallucinante et pourtant les transactivistes continuent à se victimiser, continuent constamment à dire que sa population est extrêmement à risques, qu’ils se font tuer alors que nous quand même, on a des faits, on a des chiffres, il y a plus d’une centaine de femmes qui sont tuées chaque année en France et c’est pas pour faire une course à qui est le plus opprimé, ce n’est même pas la question, c’est juste pour dire qu’il faut qu’ils se remettent un peu dans la réalité des choses en fait à un moment donné ces personnes-là et tout parce que non, je ne pense pas qu’ils soient les plus opprimés ou les plus marginalisés au contraire. Au contraire, leur mouvement avance à une rapidité folle, la plupart des gens accèdent à leur revendications. Par exemple, là actuellement, j’entends souvent qu’ils veulent absolument dépathologiser la dysphorie de genre, alors qu’à côté on entend quand même constamment que si on a le malheur de les mégenrer ils se suicident. Enfin plus généralement, faut être cohérent quand même, si je t’appelle “il” à la place de “elle” et que ça, ça peut te pousser au suicide, c’est que peut-être il y a un problème et ce n’est pas péjoratif de le dire, ce n’est pas méchant, c’est même eux qui font la psychophobie comme ils arrêtent pas de dire, en disant que ça c’est péjoratif, mais enfin je suis désolée moi je me suis reçue plein de choses blessantes, enfin n’importe quel être humain il se reçoit plein de choses blessantes, après j’entends que ça peut être blessant d’être mégenré comme tu dis, mais si moi personnellement je ne genre pas les personnes, moi j’utilise le pronom par rapport à son sexe, pas par rapport au genre des gens mais bref,  je peux peut-être entendre que ça peut te faire de la peine, mais si ça te pousse au suicide c’est qu’il y a peut-être un problème et qu’il faut effectivement que tu te fasses accompagner par un psy et c’est parfaitement normal, je vois pas où est le problème. Et en plus à côté de ça je vois encore l’incohérence de ce mouvement :  ils veulent qu’on dépathologise la dysphorie de genre mais quand même à côté, se faire rembourser par la sécurité sociale entièrement. Mais si c’est pas une maladie, il y a aucune raison que ce soit remboursé en fait, non dans ce cas-là faut être cohérent jusqu’au bout dans l’idée. En fait ils veulent tout : le beurre, l’argent du beurre et si on n’accepte pas leurs revendications on est transphobe ! C’est comme ça de toute façon, on est dans un système comme ils disent “CIS-tème” quoi en gros, dans le “système transphobe”, enfin bref je veux dire, c’est incroyable alors que non, on n’accepte pas toutes les revendications comme ça, il faut quand même qu’il y ait une justification. De toute façon je le vois, là, en Angleterre, en Suède aussi je vois qu’ils font quand même machine arrière. Notamment sur le fait que non, je ne vois pas pourquoi par exemple une femme trans devrait entrer dans les catégories de femmes dans le sport. Ca c’est injuste et c’est prouvable en fait et ce n’est pas parce que vous ça vous arrange et que vous vous sentez bien dans cette catégorie là, que les femmes doivent juste la fermer et accepter ça tranquillement. En plus j’ai vu un truc qui m’a fait halluciner, c’est que j’ai vu une femme transidentifiée, donc un homme trans, qui concourait aussi avec les femmes. Logique d’un côté si elle allait concourir chez les hommes, bien évidemment qu’elle n’allait jamais gagner donc elle est quand même restée chez les femmes. Donc en fait il font un peu ce qu’ils veulent, c’est vraiment à la carte quoi : je me sens femme donc je vais aller concourir chez les femmes, mais je me sens homme mais je vais quand même concourir chez les femmes malgré tout… Enfin je ne sais pas il y a un moment faut être cohérent dans votre truc, enfin évidemment qu’il ne faut pas vous discriminer, mais ça veut pas dire qu’il faut accéder à n’importe laquelle de vos revendications. Et si on y accède pas on est des transphobes, c’est hallucinant quoi. Mais bref. Oui c’est aussi un danger pour les enfants parce que tout simplement, en fait, d’un point de vue santé c’est dangereux, tout simplement. En quoi c’est normal d’aller donner des bloqueurs de puberté à des enfants de 11 ans ? Je crois que, en plus, c’est un médicament qui s’appelle le Lupron qui, à la base est utilisé pour castrer les hommes, bah les violeurs quoi en gros, castrer chimiquement.

Rebelles du Genre – Et aussi pour le cancer de la prostate, de mémoire.

Sara – D’accord. Je ne savais pas.

Rebelles du genre – Bien sûr c’est… il me semble, je ne veux pas dire de bêtises mais je crois que c’est ça aussi. 

Sara – Donc on encourage des enfants à prendre ce type de médicaments là, donc des bloqueurs de puberté. Ils arrêtent pas de dire qu’il y n’a aucun problème, que c’est réversible… Moi j’ai juste envie de dire qu’on a aucune preuve en fait que ce soit réversible, parce qu’en fait c’est tellement récent qu’on ne sait pas encore ce que ça peut donner. Mais il y a même des études qui ont prouvé qu’en fait c’est même plutôt dangereux en fait.

Rebelles du genre – C’est prouvé que c’est irréversible. Ils prétendent que c’est réversible, c’est prouvé que c’est irréversible. En fait la puberté si tu la fais pas ben tu la fais pas. Tu ne la repousses pas. Tu peux la repousser d’un an maximum en fait, donc voilà c’est uniquement dans le cas où il y a des pubertés précoces vers 7 ans ou 8 ans et tu peux la repousser que d’un an.

Sara – D’accord ouais ouais donc oui voilà effectivement. Et en plus, ils n’ont pas conscience que la puberté a de l’importance, c’est pas juste pour que les femmes elles aient leurs règles, la pousse de seins, pour que les hommes muent de la voix. C’est aussi ce qui nous permet de renforcer nos os. C’est ce qui nous permet de devenir adultes, d’un point de vue biologique. Et donc affirmer comme ça qu’il n’y a aucun problème de santé, qu’une personne qui bloque sa puberté jusqu’à ses 18 ans et après qui va prendre hormones, machin et tout ce qui s’en suit, que ça ya pas de problème d’un point de vue santé pour les enfants mais je trouve ça hallucinant. Et c’est dangereux. Et franchement ça me met en colère car il y a des gens, des médecins, des psychiatres, qui acceptent ça en fait. Qui disent « Oui on va aller dans ce sens là ». S’il y a des parents qui ont le malheur de dire non, « Non je n’ai pas envie que mon enfant prenne des médocs à vie alors qu’il est sain. Son corps est très bien comme il est ». Et si un parent à le malheur de dire « Non j’ai pas envie qu’il prenne des bloqueurs de puberté, non je n’ai pas envie qu’il prenne des hormones. Et pour autant il a le droit de s’habiller comme il veut, il a le droit de porter des perruques s’il en a envie, mais je n’ai pas envie qu’il prenne de médicaments », là on peut carrément enlever la garde d’un enfant, à son parent parce que d’un point de vue santé il n’a pas envie que son enfant soit en danger en fait. Ça, les médecins, les psys, tolèrent ça, ils vont dans le sens des personnes trans. Franchement, ça me fait halluciner. Après, j’ai vu qu’en Angleterre, ils avaient fermé une clinique qui faisait subir ça aux enfants, et tout. 

On peut le voir, quand même, qu’à l’étranger les gens commencent à faire machine arrière, du coup on peut quand même, là, ouvrir les yeux en fait juste sur la réalité de la chose. S’il y a des gens qui commencent à se poser des questions, qui voient qu’en fait c’est pas bon pour les enfants en fait, de prendre ce genre de médicaments, peut-être que nous on peut y réfléchir. Je ne comprends pas le truc de même pas aller regarder à l’étranger, parce que nous finalement, dans la question de la transidentité, d’identité du genre, tout ça, on est quand même assez en retard par rapport aux pays anglophones. Mais du coup, ça peut être un avantage pour nous, on peut voir ce qui se passe à l’étranger et essayer de contrôler ce qui se passe. Là j’ai pas l’impression qu’on va vraiment dans le sens parce que, alors effectivement, je pense que, pour moi de toute façon, les enfants n’ont quand même pas le droit de faire d’opération tant qu’ils sont encore mineurs. Encore heureux. Mais il bénéficient quand même des bloqueurs de puberté quoi, alors que…

Rebelles du genre – En fait, il y a fréquemment aujourd’hui des doubles mammectomies qui sont faites avant 18 ans, à partir de 16 ans en fait. 

Sara – Ah ouais, carrément d’accord je savais pas moi je pensais que toute opération c’était quand même… 

Rebelles du genre – Les hystérectomies non, mais les mammectomies oui. 

Sara – Les mammectomies, d’accord ok génial… Et même d’un point de vue, sans même parler d’un point de vue santé, d’un point de vue psychologique, est-ce que vraiment c’est sain de dire un enfant « Oui tu as raison, tu es né dans le mauvais corps, ton corps il est pas bien, il faut que tu le modifies »? Même pour l’estime de soi de l’enfant, en fait, je vois pas en quoi c’est génial, c’est progressiste de dire à un enfant « Oui tu as raison, si tu aimes porter des robes ou si tu aimes faire du foot, c’est forcément que t’es né dans le mauvais corps donc oui ton corps n’est pas bien, il faut que tu modifies, il faut que tu prennes des médicaments ». Je vois pas en quoi ça c’est positif en fait, j’arrive même pas à comprendre comment les gens voient ça comme étant du progressisme en fait. Ca c’est violent, ça va juste marquer les gosses, parce que faut pas oublier qu’en fait quand on est jeune on est tous passés par là. L’adolescence est difficile pour tout le monde. Moi je me souviens que quand j’ai commencé à faire ma puberté vers 12-13 ans, j’étais extrêmement mal dans ma peau, je me sentais vraiment mal, je, je me sentais pas bien parce que le truc c’est que j’avais déjà dans l’idée que quand on commence à faire notre puberté, les femmes sont extrêmement sexualisées. Le harcèlement dans la rue pour moi il a commencé, et je pense pour la majorité des femmes, il a commencé très tôt vers l’âge de 12-13 ans et j’en avais conscience, et du coup je faisais tout pour cacher mes seins, je faisais tout pour essayer de d’être le plus neutre possible physiquement parlant. Je pense que limite j’aurais, je pense que je serais peut-être pas allée  jusqu’à me médicaliser mais je pense que à 11 ans on est très vulnérable et que on peut, ouais, on peut se dire ouais « J’aime pas mon corps, je n’aime pas ce qu’il est donc oui peut-être pas née dans le bon corps. » et valider ça et dire « Oui tu as raison, je ne suis pas née dans le bon corps. ». Je ne comprends pas et je ne vois pas en quoi c’est positif. Je ne vois pas en quoi ça c’est du progressisme. C’est comme si moi je disais à une personne qui était anorexique, qui se sent grosse, est-ce que vraiment pour le bien de la personne je vais dire « Oui tu as raison, tu es grosse. » donc on va aller dans son sens. Ou on va dire « Non tu n’es pas grosse, tu es très bien comme tu es, on va t’aider. On va t’aider à aller mieux. ». Et c’est la même chose pour les personnes qui sont dysphoriques de genre. Personnellement, mon point de vue là-dessus c’est que je ne pense pas que la transition soit une solution pour tout le monde.

Je peux entendre que ça peut être une solution pour certaines personnes qui souffrent d’une dysphorie très très intense et qui n’arrivent pas à aller au-delà. Je peux entendre que si tu es majeur, que si tu as conscience de tous les risques que ça peut avoir d’un point de vue santé, bah fais ta transition médicale si c’est vraiment ce qui te fait sentir le mieux. Mais je pense que la majorité du temps ce n’est pas la solution en fait. Et certainement pas pour les enfants: on a vu que dans la majorité du temps, l’inconfort de genre passait une fois qu’on grandissait, ça passe pour la majorité des gens. Je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument précipiter les choses et tout de suite aller leur donner des bloqueurs de puberté, leur faire faire des mammectomies, ce genre de choses en fait, alors que je pense que la majorité du temps ça s’arrange en fait en grandissant. Qu’est-ce qu’on préfère finalement ? On préfère dire aux enfants “ Vous êtes très bien comme vous êtes et habillez-vous et comportez-vous de la manière que vous voulez, ce n’est pas votre sexe qui va le définir. ” ou on va dire “ Vous avez raison, vous êtes nés dans le mauvais corps donc on va vous médicaliser à vie alors que vous avez un corps sain, on va carrément vous couper le pénis (parce que, c’est ça, c’est un peu cru ce que je dis mais c’est ce qui se passe), on va vous couper les seins et couper le pénis, parce qu’on va vous empêcher de ressentir du plaisir comme n’importe qui. ”. Parce que faut pas croire, quand on fait une “vaginoplastie” comme ils le disent (je le dis entre guillemets parce que pour moi c’est pas un vagin à la fin mais bref), quand tu fais une vaginoplastie, jamais tu retrouveras la même sensation que quand tu avais un pénis et c’est la même chose que quand tu te fais construire un néo-pénis et de toute façon, ce ne sera jamais un vagin enfin je veux dire, je ne vois pas non, ce ne sera jamais un vagin, ce ne sera jamais un vrai pénis. Non je ne vois pas l’intérêt de faire subir ça à des enfants, je ne comprends pas. Je voulais juste dire une dernière chose, c’est aussi du coup un danger pour la société parce que finalement on n’a même pas le droit de poser des questions, il faut qu’on aille dans leur sens tout le temps. C’est purement une idéologie que moi j’associe à une religion personnellement, on n’ a même pas le droit de poser la question et puis finalement si nous on ne s’attache pas à des faits réels, des faits matériels et qu’on s’attache juste au ressenti des gens, où est-ce qu’on va aller comme ça en fait ? Je veux dire, finalement, si une personne se sent arbre et qu’ elle me dit qu’elle se sent arbre et que moi je dois aller dans son sens, du coup je dois aller dans son sens et lui dire “ Oui tu es un arbre ”, c’est ça qui va se passer en fait. Non en fait, il faut quand même qu’on s’attache à la réalité des choses, à des choses matérielles qui sont vérifiables, prouvables par des faits tout simplement, c’est juste logique. Et même pour les personnes trans je pense que c’est un danger cette idéologie, ils ne s’en rendent peut-être pas compte, mais par exemple une femme et un homme ne vont pas forcément réagir de la même manière pour une même maladie. Par exemple, une femme qui a une crise cardiaque ne va pas avoir les mêmes symptômes qu’un homme qui fait une crise cardiaque, donc qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? Mettons qu’il y a un homme transidentité qui me dit se sentir femme qui a une crise cardiaque, je fais quoi ? Je fais semblant que c’est une femme et du coup comme les symptômes ne correspondent pas à une femme, je vais essayer de chercher une autre cause alors que c’est évident que c’est une crise cardiaque ou je la soigne comme un homme ? C’est pour ça qu’il faut quand même qu’on garde cette notion de sexe, elle est importante malgré tout en fait. Le genre ne peut pas transcender le sexe et c’est pareil d’ailleurs pour la sexualité, le sexe a une importance en fait. Une femme qui est lesbienne va vouloir relationner avec une femme biologique, pas une femme qui dit se sentir femme et ce n’est pas violent de le dire et c’est pas haineux de dire ça en fait, c’est ça l’homosexualité, on ne va quand même pas remettre ça en question non plus, parce c’est qu’ils sont en train de faire finalement. Parce que si une femme dit se sentir femme, une lesbienne doit coucher avec, enfin je veux dire non, ça s’appelle juste du viol si tu veux faire ça en fait, si tu veux faire subir ça à une femme, non. Désolée que ça vous dérange. Oui le sexe a une importance et il faut qu’on garde cette notion là en fait.

Rebelles du genre – Qu’est-ce qui t’a décidé à témoigner sous ta réelle identité ? Est-ce que tu as déjà subi des pressions, des menaces ? Est-ce que tu te sens en danger ou est-ce que tu te sens en sécurité pour parler de ce sujet librement ?

Sara – Alors ce qui m’a poussé à témoigner à visage découvert c’est que déjà j’ai pas une réelle visibilité dans les réseaux sociaux donc j’ai pas vraiment une crainte de me faire harceler ou quoi que ce soit par les gens sur les réseaux sociaux parce que je n’ai pas vraiment cette peur là et en fait après mon entourage, alors ils sont pas d’accord avec moi clairement, je sais que j’ai essayé de leur expliquer mon point de vue, je sais qu’ils sont pas d’accord avec moi, en tout cas mes amis sont plutôt dans ce féminisme libéral donc ils soutiennent la cause trans, mais même si on n’est pas d’accord ils ne vont pas m’attaquer en fait donc je j’ai pas vraiment cette peur là au niveau de mon entourage, même si je sais qu’ils sont pas d’accord avec moi. Après le truc, pourquoi j’ai voulu témoigner à visage découvert, c’est que tout simplement j’ai pas honte, je n’ai pas peur de mon point de vue enfin je ne dis rien de méchant, de haineux envers les personnes trans, vraiment je n’ai aucune haine envers les personnes trans, je défends juste le droit des femmes en fait. Je ne vois pas pourquoi je devrais me cacher pour ça. Et je n’ai pas envie de faire le jeu des transactivistes en ayant peur de mon avis, de mon point de vue, je n’ai pas peur et je n’ai pas à avoir peur, je n’ai pas envie d’avoir peur en tout cas.

Rebelles du genre – Est-ce que tu as une anecdote à raconter sur un événement qui t’a marquée concernant la transidentité ou le transactivisme ?

Sara – Oui j’en ai deux en fait d’anecdotes. Alors comme je disais au tout début, je me suis inscrite sur Facebook à une page féministe donc qui était féministe libérale et dedans il y avait une personne trans qui s’identifiait femme. Comme je disais, elle ne  posait pas particulièrement plus de problèmes que ça, bon elle participait. On parlait juste des droits des femmes les plus basiques, donc égalité au niveau des salaires enfin ce genre de choses quoi. Je me souviens qu’une fois j’ai été parler à cette personne trans du coup et je lui ai demandé (je me posais sincèrement la question, ce n’était pas du tout pour l’attaquer, ce n’était pas, je posais sincèrement la question), je lui disais “ C’est quoi en fait pour toi un ressenti de femme ? Parce que moi je n’ai jamais eu ce ressenti là et du coup, qu’est-ce que tu appelles toi ressenti de femme en fait ? ”. Et je lui demandé vraiment de manière sincère, c’était vraiment pour comprendre son point de vue. Et là, la personne a assez mal réagi en fait, elle a été assez agressive, elle m’a dit “ Cette question là elle est transphobe, c’est fatiguant, vous les personnes cis vous passez votre temps à demander aux personnes trans de se justifier… ”, enfin ce genre de choses, je lui dis “ Enfin non pas du tout, c’est pas du tout le but en fait, c’est juste que j’essaie de comprendre.

Parce qu’en fait, pour être honnête, moi je ne sais pas ce que c’est qu’un ressenti de femme. Donc je te demandais ça juste pour savoir, en fait, vraiment! Pour avoir ton point de vue. ”.

J’avais essayé de chercher sur internet, je voyais rien de vraiment probant. On nous parlait des stéréotypes, il y avait pas vraiment… et après elle m’avait dit que c’était pas à elle de m’éduquer, de faire de la pédagogie, qu’elle en avait marre de faire ce genre de choses, qu’elle était fatiguée, et donc que si j’avais envie de savoir, je n’avais qu’à me renseigner et m’éduquer. Du coup, je m’étais sentie super mal après ça. Je m’étais  dit : “ Ok ”. Je ne voyais pas ce que j’avais dit qui était transphobe, en fait. Je posais juste la question. Je voulais juste son point de vue. Tout ce qu’elle m’a renvoyé à la gueule c’est que je suis transphobe. Je n’ai qu’à me renseigner, m’éduquer. Bon, du coup je l’ai fait au final. Voilà ce que ça a donné, ah ah!

Mais tu vois à quel point ils ne veulent jamais répondre à nos questions. En fait, dès que ce ne sont pas des questions qui vont dans leur sens, ils n’y répondent pas. Ils vont direct dans l’attaque, tu es transphobe si tu poses une question qui ne va pas dans leur sens. Et je pense que c’est parce qu’ils sont dans l’incapacité, eux-mêmes, de répondre. C’est quoi un ressenti de femme? Je veux dire concrètement? On n’a jamais su prouver qu’il y avait un cerveau typique de femme et un cerveau typique d’homme, donc… à part me dire tu te sens femme parce que tu aimes les robes, il n’y à rien, tu vois! Mais je pense que c’est pour ça qu’il n’a pas voulu me répondre, en fait. A la suite de ça, moi je me suis éloignée de ce groupe-là. Je ne me sentais plus très à l’aise, vu qu’il participait, et tout. Je me suis même éloignée du mouvement trans. Je me suis dit ” Bon,  je n’y comprends rien, donc voilà. ”.

C’est plus tard que je me suis, que j’ai commencé à réellement me renseigner là-dessus.

Et la deuxième anecdote s’est passée assez récemment. C’est l’association Féminicides par ex ou conjoint qui s’est faite insulter, voilà, de…  une association qui serait soit-disant transphobe parce qu’ils ne comptabiliseraient pas les personnes trans dans leur comptage,  alors qu’en fait… Il n’y a juste aucune personne trans qui s’est fait tuer par un ex ou un conjoint! Et donc, du coup, j’ai vu que Nous Toustes s’était désolidarisé de cette association, alors qu’ils utilisaient allègrement leurs chiffres,  au passage,  ils s’en servaient tranquillement. Mais du coup ils ont fait le jeu des transactivistes et ils se sont désolidarisés de ce groupe sans aucune raison valable, puisque, encore une fois, il n’y avait aucune personne trans qui était comptée. Donc on voit, en fait, qu’ils n’en ont strictement rien à foutre des femmes, de toute manière. Eux, ce qu’ils veulent, c’est juste qu’on parle d’eux constamment, en fait. Ils n’en ont rien à foutre des femmes. Et ça, ça m’a énormément choquée. En fait, j’étais vraiment en colère, quand j’ai vu ça je me suis dit “ Mais jusqu’où ils vont aller, en fait? Jusqu’où ils vont aller, et qu’on continue à les soutenir dans leur délire, en fait? ”. Parce que le pire, c’est pas qu’ils essaient de faire ça. C’est qu’on les soutient dans leur délire. Que Nous Toutes s’est solidarisé. Qu’il y en a pleins qui disent “ Oui, c’est vrai, c’est transphobe. “. 

Mais attendez, il y a un moment, il faut ouvrir les yeux. C’est comme ce qui s’est passé au Canada. Il y a un refuge pour femme qui a fermé. Et en plus, avant ça, ils avaient même carrément cloué un rat sur leur porte. Enfin, un truc horrible, quoi! Et du coup, ils ont réussi à faire fermer ce refuge pour femmes parce qu’ils refusaient d’accueillir un homme transidentifié dans leur refuge. Et ils étaient contents de ça, en fait!  Pour eux ils étaient ok. Les transactivistes étaient ok, en fait. 

Qu’est-ce que sont devenues ces femmes? Où est-ce qu’elles ont pu aller? Est-ce qu’elles ont pu trouver de l’aide ailleurs? 

On n’en a rien à foutre, parce qu’en fait, quand il s’agit des femmes, on s’en  contrebalance complètement. 

Le but des transactivistes, c’est juste, eux, de gagner, d’avoir gain de cause dans leur truc. Je veux dire que toi, tu es blessé qu’on n’ait pas voulu accueillir un homme, ok, peut-être, et alors? Il y a des refuges qui existent pour les personnes trans qui sont en difficultés, vas-y! Je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument que les femmes aient la charge mentale de s’occuper d’absolument toutes les oppressions, en fait! Ça n’a jamais été le but des femmes de parler de la question trans. On a déjà énormément à faire de notre côté, voilà. 

Chacun son mouvement, il n’y a pas de problème que vous militez pour vos droits, mais il n’y a pas de raison de demander aux femmes en plus de s’occuper aussi de la question trans.

Et du coup, ils ont réussi à faire fermer ce refuge en disant voilà, on a réussi à avoir gain de cause, ils étaient vraiment hyper fiers d’eux, ils n’en avaient rien à foutre que les femmes, ben… On ne sait pas où est-ce qu’elles ont pu aller, et on s’en fiche, finalement, c’est même pas l’idée. Donc, du coup, ce mouvement il est vraiment…  Il y a une haine des femmes en fait, il y a vraiment une haine des femmes. 

Rebelles du genre –  Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?

Sara – Oui la chose que j’ai à rajouter, c’est juste : dès qu’on vous présente quelque chose, une idée, une idéologie, essayez de vous renseigner au maximum. Faites le travail d’essayer de penser par vous-mêmes, de douter de vos propres croyances. C’est vraiment super important, en fait. Moi, je l’ai fait deux fois, en fait : avec la religion et avec le transactivisme. Et vraiment, c’est ce qui, vraiment, te garantit une réelle liberté de penser, en fait. 

Et je pense, du coup, que c’est super important de faire ce travail-là, même si ce n’est pas toujours évident. Même si oui c’est chiant d’aller se renseigner à droite et à gauche.

Faites-le.

Faites-le, même pour vous, en fait. Voilà.

Pour toujours être garantis que vous pensez par vous-même.

Osez penser par vous-même,  et osez l’exprimer,  si vous le pouvez, en tout cas, voilà.

Rebelles du genre – Merci d’avoir écouté notre parole, et n’hésitez surtout pas à partager le plus largement possible. S’il vous plaît, signez la Déclaration des Droits des Femmes basés sur le sexe.

http://www.womensdeclaration.com 

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